Il y a cette pensée, tard le soir, qui glace le sang. Après une nouvelle journée passée à lutter, après cette énième crise d’angoisse sur l’autoroute près de Vierzon, ou en vérifiant pour la dixième fois la porte d’entrée. Une pensée intrusive et terrifiante : « Et si c’était comme ça toute ma vie ? Et si j’étais l’exception pour qui rien ne marche ? Et si je n’allais jamais guérir de l’anxiété ? Et si j’étais… cassé·e pour de bon ? »
Cette quête pour guérir de l’anxiété, cette peur qui vous est si familière, n’est ni rare, ni un signe de faiblesse. Elle est la conséquence logique et douloureuse d’une lutte qui dure depuis trop longtemps. Avant d’aller plus loin, il est essentiel de clarifier une chose : l’anxiété est une émotion normale, c’est le système d’alarme de notre corps. Le trouble anxieux*, c’est quand cette alarme reste bloquée en position « ON ». Cet article s’adresse à vous si vous vous sentez bloqué·e dans cet état d’alerte. Il n’a pas pour but de vous offrir une « solution miracle », mais quelque chose de bien plus puissant : une nouvelle perspective.
Et si le chemin n’était pas de « guérir », mais d’arrêter de se battre ?
Les Racines Psychologiques de l'Impasse
Ce sentiment d’être dans une impasse, que vos efforts sont vains, est un phénomène psychologique bien connu.
Le cercle vicieux de l'impuissance acquise
Théorisé par le psychologue Martin Seligman, ce concept décrit l’état de résignation qui s’installe après une série d’échecs perçus comme incontrôlables. À force de vous battre sans voir de résultat durable, votre esprit a peut-être conclu, à tort, que vous étiez le problème. Une étude menée auprès de familles de patients en soins intensifs a montré que plus de 51 % d’entre elles présentaient un degré significatif d’impuissance acquise. Cette impuissance se manifeste souvent par des symptômes de stress chronique bien réels : fatigue constante, troubles du sommeil ou irritabilité.
Ce n'est pas vous, c'est la stratégie de lutte
Cette croyance d’être « cassé·e » n’est pas une vérité. C’est une cicatrice. C’est le résultat d’expériences passées, peut-être après avoir cherché de l’aide autour de Vierzon ou Aubigny-sur-Nère sans trouver l’approche qui vous correspondait vraiment. Le problème n’est pas votre capacité à changer, mais la stratégie que vous avez employée jusqu’ici.
Votre cerveau n'est pas défaillant, il est en mode survie
Voici la vérité la plus importante : vous n’êtes pas cassé·e. Votre cerveau fonctionne parfaitement. Simplement, il fonctionne en « mode survie ».
La biologie d'un système en surrégime
Face à une perception de danger (réel ou imaginé), votre système nerveux s’emballe. L’amygdale, notre détecteur de menaces, devient hyperactive, tandis que le cortex préfrontal, notre « tour de contrôle » rationnelle, peine à la calmer. C’est un mécanisme de protection vital qui devient excessif. Vous n’êtes pas en train de perdre la tête ; vous êtes simplement bloqué·e dans un état d’alerte permanent.
Vous n'êtes ni seul·e, ni sans ressource
Ce mécanisme est si répandu que l’OMS estime que les troubles anxieux affectent plus de 301 millions de personnes dans le monde, mais que seule une minorité (moins de 28 %) reçoit un accompagnement adapté. Votre situation n’est ni une fatalité, ni une exception.
Le Piège de la « Guérison » : Pourquoi vouloir supprimer l'anxiété la renforce
Et si la lutte elle-même était le problème ? C’est le changement de paradigme radical que proposent les thérapies de troisième vague, comme l’ACT (Thérapie d’Acceptation et d’Engagement).
- L’effet rebond : plus vous luttez, plus elle s’installe. Plus vous essayez de chasser vos pensées anxieuses, plus elles reviennent en force. L’ACT nous apprend à faire le contraire : accepter la présence de ces pensées et émotions désagréables, sans les laisser dicter nos actions.
- Un nouvel objectif : bien sentir, pas se sentir bien. Le but n’est plus l’éradication des symptômes, mais la réconciliation. C’est de réorienter son énergie non plus vers la lutte, mais vers ce qui compte vraiment pour vous : prendre cette autoroute pour partir en week-end, faire ses courses pour prendre soin de soi, vivre sa vie avec l’anxiété, mais sans lui obéir.
L'Hypnose : Une voie pour apaiser le système, pas pour l'effacer
Parfois, même avec la meilleure volonté du monde, ce changement de perspective est trop difficile à initier seul·e, et diminue la confiance et l’estime de soi souvent déjà affaiblie par l’anxiété. L’épuisement est trop grand. C’est là que l’hypnose devient une voie privilégiée, dont l’efficacité est de plus en plus documentée. Une méta-analyse récente a montré que 79 % des participants souffrant d’anxiété obtenaient une meilleure amélioration avec l’hypnose par rapport à un groupe contrôle.
Notre approche : cultiver votre jardin intérieur
Notre travail ensemble ne sera pas d’effacer votre anxiété ou vos peurs. Ce serait comme vouloir enlever le système de freinage d’une voiture. Notre travail sera de la recalibrer. Plutôt que d’arracher les mauvaises herbes une par une, nous allons enrichir votre terre, planter de nouvelles fleurs (vos valeurs, vos forces) et leur donner de l’eau. En se concentrant sur ce que l’on veut cultiver, les mauvaises herbes n’ont plus autant de place pour prospérer. Elles sont toujours là, mais elles ne dominent plus le paysage.
Votre Prochain Pas vers la Réconciliation
La peur de ne jamais guérir est peut-être la facette la plus douloureuse de l’anxiété. J’espère que cet article vous a offert une lueur d’espoir en vous montrant qu’un autre chemin existe. Un chemin qui ne mène pas à une vie sans anxiété, mais à une vie plus riche, plus flexible et plus libre avec elle.
Si vous êtes à Vierzon, Sancerre, Gien, ou ailleurs, et que vous vous sentez prêt·e à troquer l’épuisement de la lutte contre la puissance de la réconciliation, alors il est temps de commencer.
*Une note importante : Savoir quand se tourner vers un psychologue ou un psychiatre
Mon accompagnement a ses limites. Face à un trouble anxieux sévère, invalidant ou lié à des traumas complexes, le premier réflexe doit être de consulter un professionnel de santé. Un psychologue pourra poser un diagnostic précis et proposer une thérapie adaptée (comme les TCC). Un psychiatre pourra, si nécessaire, coordonner les soins et envisager un traitement médicamenteux. Mon rôle peut alors devenir celui d’un accompagnement complémentaire, en accord avec votre suivi principal.
FAQ (Foire Aux Questions)
Le mot « guérison » peut être piégeux. Si par « guérir », on entend ne plus jamais ressentir d’anxiété, alors la réponse est non, car l’anxiété est une émotion humaine normale et utile. Si par « guérir », on entend ne plus être paralysé·e par elle et retrouver une liberté d’action, alors oui, un accompagnement en hypnose peut être profondément transformateur. L’objectif n’est pas l’éradication, mais la réconciliation.
Il n’y a pas de réponse toute faite, car chaque parcours est unique. Cependant, l’hypnose d’accompagnement est une approche ciblée. Il ne s’agit pas d’une thérapie qui dure des années. Les premiers changements de perspective et les premiers apaisements se font souvent sentir dès les premières séances. Le but est de vous donner les clés pour devenir autonome, pas de créer une dépendance.
Oui, absolument. Bien que mon cabinet principal se situe près de Gien et Sancerre, j’accompagne de nombreuses personnes de toute la région, y compris de Vierzon, en visio. L’efficacité de l’hypnose est exactement la même, à condition que vous puissiez vous installer dans un endroit calme où vous ne serez pas dérangé·e.
C’est une crainte très fréquente et tout à fait légitime. Il est essentiel de comprendre que l’hypnose d’accompagnement n’a rien à voir avec l’hypnose de spectacle. Vous ne dormez pas, vous ne perdez pas le contrôle. Au contraire, c’est un état d’hyper-concentration où vous êtes pleinement acteur·rice de votre changement. Vous restez conscient·e de tout ce qui se passe et vous pouvez sortir de l’état d’hypnose à tout moment si vous le souhaitez.
Oui. L’hypnose est une des solutions non médicamenteuses les plus puissantes pour le stress chronique, car elle ne se contente pas de viser la relaxation. Elle permet de dialoguer avec la partie de vous qui maintient l’état d’alerte, afin de recalibrer votre système nerveux en profondeur et de manière durable.
Les témoignages sont souvent le reflet d’une expérience réussie. La clé du succès en hypnose n’est pas magique ; elle réside dans la collaboration entre vous et le praticien pour trouver un chemin qui résonne avec votre histoire et vos ressources. C’est un travail d’équipe qui mène à la transformation.
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Sources et Références
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- Cambridge University Press. (2024, 15 novembre). Posttraumatic stress disorder (PTSD) prevalence: An umbrella review. Psychological Medicine. https://www.cambridge.org/core/journals/psychological-medicine/article/posttraumatic-stress-disorder-ptsd-prevalence-an-umbrella-review/C64244A63F76CFA30AE947ABC0BAA942
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