Une crise d’angoisse, ou attaque de panique, c’est terrifiant. Le cœur qui s’emballe, la sensation d’étouffer, l’impression de mourir ou de devenir fou. Et pourtant : votre corps ne dysfonctionne pas. Il exécute un programme de survie au mauvais moment. Comprendre ce mécanisme change tout. Il existe des outils pour traverser la crise : pas pour la bloquer, mais pour ne plus en avoir peur. Et c’est précisément cette peur de la peur qui maintient le problème. S’attaquer à l’anxiété de fond, c’est ce qui fait que les crises arrivent moins souvent, moins fort, et finissent par ne plus dicter votre vie.
Ça arrive comme ça. Sans prévenir, ou presque.
Le cœur qui s’emballe. La respiration qui se bloque. Les mains qui fourmillent. Une chaleur qui monte, ou au contraire un froid bizarre. Et cette pensée qui s’impose, brutale : « je vais mourir. », ou « je deviens fou », ou juste « je n’vais pas m’en sortir ».
Vous avez peut-être cherché « crise d’angoisse » en urgence sur votre téléphone à 2h du matin. Ou dans les toilettes du bureau après avoir senti la vague monter pendant une réunion. Ou encore dans votre voiture, garé sur le côté parce que vous ne pouviez plus conduire.
Première chose à savoir : vous n’allez pas mourir. Vous n’allez pas vous évanouir. Vous n’allez pas devenir fou. Ce n’est pas une façon polie de minimiser ce que vous ressentez, c’est la réalité physiologique. Et on va l’expliquer.
Deuxième chose : il existe des outils pour traverser une crise. Pas pour la bloquer, ça, c’est pas possible sur le moment, mais pour ne plus en avoir peur. Et c’est cette peur de la peur qui maintient tout le mécanisme en vie.
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Attaque de panique et crise d'angoisse : ce qui se passe vraiment dans votre corps
Votre cerveau a détecté un danger. Réel ou imaginaire, il ne fait pas la différence. En une fraction de seconde, il active le système nerveux sympathique : adrénaline, accélération cardiaque, hyperventilation, tension musculaire. Votre corps se prépare à fuir ou à combattre.
C’est un programme de survie archaïque, conçu pour vous sauver la vie face à un prédateur. Il fonctionne parfaitement. Le problème, c’est qu’il n’y a pas de prédateur. Il y a une réunion, un supermarché, un trajet en métro, une autoroute, vous traversez le Cher en voiture (le département, pas le cours d’eau, sinon effectivement il y a de quoi s’inquiéter pour les non-possesseurs de voiture amphibie !). Ou parfois rien de visible du tout.
C’est ce qu’on appelle une fausse alarme.
Une précision utile : dans le langage clinique, on distingue la « crise d’angoisse » qui est une montée d’anxiété intense, souvent progressive de l’« attaque de panique », qui est un terme précis du DSM-5* désignant un épisode soudain avec au moins 4 symptômes physiques spécifiques (palpitations, souffle court, vertiges, sensation d’irréalité, peur de mourir…). Dans les deux cas, le mécanisme de fond est le même. Et dans les deux cas, ce qui se passe dans votre corps n’est pas dangereux.
(Pour comprendre en détail le mécanisme de l’anxiété et pourquoi votre système d’alarme s’emballe, cet article va plus loin.)
Les 5 peurs les plus fréquentes pendant une crise
« Je vais mourir d’une crise cardiaque. » Votre cœur bat fort, vite, et ça fait peur. Mais un infarctus, c’est autre chose : c’est un manque d’oxygène au muscle cardiaque, avec une douleur qui s’aggrave au repos et irradie vers le bras ou la mâchoire. Lors d’une crise d’angoisse, si vous bougez, l’anxiété diminue et le rythme cardiaque se régule. C’est physiologiquement incompatible avec un infarctus.
« Je vais m’évanouir. » L’évanouissement se produit quand la tension artérielle chute brutalement. Pendant une crise d’angoisse, c’est l’inverse : votre tension monte. Si vous n’êtes jamais tombé·e dans les pommes lors de vos crises passées, c’est exactement pour cette raison. Et ça ne va pas changer.
« Je vais m’étouffer. » La sensation d’oppression et de manque d’air vient de l’hyperventilation. Vous respirez trop vite et trop superficiellement, ce qui crée un déséquilibre entre l’oxygène et le CO2 dans votre sang. Votre corps a en réalité trop d’oxygène, pas trop peu. Et la respiration est un réflexe automatique : votre corps prendra toujours l’air dont il a besoin, quoi qu’il arrive, même si vous avez l’impression du contraire.
« Je vais devenir fou. » La déréalisation (sensation que le monde autour de vous n’est pas tout à fait réel) et la dépersonnalisation (l’impression d’être détaché de vous-même, de vous observer de l’extérieur ) sont des effets directs de l’hyperventilation. Désagréables, oui. Dangereux, non. La schizophrénie ne se déclenche pas brutalement lors d’une crise d’angoisse, c’est un processus qui se développe sur des années.
« Je vais perdre le contrôle. » Ce que vous ressentez comme une perte de contrôle imminente, c’est en réalité votre cerveau en mode hyper-concentration : toute son attention est focalisée sur un seul objectif, trouver une issue, se mettre en sécurité. Ce n’est pas du tout la même chose que perdre le contrôle. Et si vous y réfléchissez, est-ce que ça s’est déjà produit lors de vos crises passées ? Non. Ce n’est pas maintenant que ça va commencer.
Comment arrêter une crise d'angoisse : ce que vous pouvez faire pendant
Traverser, pas bloquer, c’est l’idée centrale.
Personne ne peut appuyer sur « stop » en pleine crise. Ce qui est possible, c’est de ne pas amplifier le mécanisme et d’utiliser quelques outils simples pour aider votre corps à redescendre.
La respiration mais pas n'importe comment
L’objectif n’est pas de « respirer profondément » car ça amplifie souvent l’hyperventilation, mais plutôt de ralentir, et surtout d’allonger l’expiration.
Quand je faisais de la plongée, on nous expliquait que lors d’un stress intense sous l’eau (ou une crise d’angoisse) qui provoquait de l’hyperventilation, il fallait forcer l’expiration presque au maximum pour vider complètement les poumons avant de reprendre. C’est désagréable sur le moment, mais c’est le bon réflexe. Une expiration prolongée active directement le système nerveux parasympathique, votre frein physiologique naturel. Elle force l’hyperventilation à s’arrêter en vidant les poumons, ce qui permet de reprendre un rythme normal. C’est très résumé et ça mérite un approfondissement qui je suis sûre pourrait vous intéresser, mais plus tard. Promis je vous mettrai le lien ici.
Concrètement : inspirez par le nez sur 4 secondes (sauf si vous êtes en train de plonger bien évidement), expirez lentement par la bouche sur 6 à 8 secondes, comme si vous souffliez dans une paille. Répétez 2 à 3 minutes. Pas besoin de faire ça parfaitement (ça ne veut rien rire) juste plus lent qu’avant. Si compter est trop difficile sur le moment, expirez au maximum, videz le plus possible d’air avant de reprendre l’inspiration sans forcer. L’avantage de compter, c’est de focaliser votre attention sur quelque chose.
Ça peut être légèrement désagréable au début, l’entraînement régulier au calme vous y habituera.
Le mouvement
Si la respiration ne suffit pas, bougez, ou faites les deux en même temps. Marchez d’un pas rapide, montez des escaliers, courez sur place, sautillez.
Voilà ce qui se passe : votre cerveau croit qu’il y a un danger et active le système nerveux sympathique : adrénaline, cœur qui s’emballe, muscles en tension. Toute cette énergie est mobilisée pour une action qui n’a pas lieu. Face à un animal sauvage, vous partiriez en courant et cette énergie serait dépensée. Je mets cette idée dans votre tête uniquement pour illustrer le mécanisme, pas pour vous conseiller de sprinter face à un ours ! Bouger, c’est répondre à l’appel de votre cerveau, lui donner l’action qu’il attendait pour qu’il puisse redescendre. Vous ne fuyez rien : vous déchargez.
L'ancrage sensoriel
Choisissez un objet autour de vous et décrivez-le mentalement : couleur, forme, texture, détails. Ou utilisez la règle 5-4-3-2-1 : 5 choses que je vois, 4 que je peux toucher, 3 que j’entends, 2 que je peux sentir, 1 que je peux goûter. Ça ramène l’attention sur le présent et interrompt la spirale des pensées catastrophiques.
Le relâchement musculaire
Serrez fort les poings pendant 5 secondes, puis relâchez complètement. Répétez avec les épaules, le visage, les jambes. Ce contraste tension/relâchement envoie au cerveau un signal de diminution du danger.
Faut-il rester à l'endroit où la crise d'angoisse a commencé ?
C’est une question importante, et la réponse est nuancée parce qu’elle touche à quelque chose de sérieux.
Fuir systématiquement l’endroit d’une crise, c’est envoyer un message à votre cerveau : « cet endroit est dangereux, j’avais raison de paniquer ». À force de répéter ça, vous pouvez finir par éviter de plus en plus d’endroits : le supermarché, le métro, l’autoroute, les espaces fermés. C’est exactement comme ça que se développe l’agoraphobie.
Ce que recommandent les thérapies cognitives et comportementales (TCC) : rester dans la zone jusqu’à ce que la crise commence à redescendre. Pas forcément figé au centimètre près, vous pouvez bouger à l’intérieur du magasin, faire des allers-retours dans le couloir, rester sur le trottoir devant plutôt que rentrer chez vous. L’objectif c’est que votre cerveau apprenne : « j’ai eu une crise ici, ça a passé, cet endroit n’est pas dangereux. »
Bien sûr, si à un moment c’est vraiment trop : partez. Mais n’en faites pas une règle systématique. (Si vous faites une crise sur l’autoroute juste avant votre sortie, sortez quand même, personne ne vous demande de finir le tronçon au nom de la TCC !) Blague à part : si les crises sur autoroute sont récurrentes et que vous ne la prenez plus du tout, ne vous réexposez pas directement dessus. Allez-y progressivement, et vous pouvez vous faire accompagner pour ça. Réserver une séance →
Pourquoi les crises reviennent : l'évitement comme carburant
Vous avez eu une crise dans le métro. Vous avez évité le métro pendant une semaine. Pas de crise. Logique.
Sauf que votre cerveau a enregistré quelque chose : « le métro est dangereux, j’ai eu raison de ne pas y aller, je n’ai pas eu de crise » (oui, il fait un tout petit peu de raccourci notre cerveau !). La prochaine fois que vous montez dedans, l’alarme sera encore plus rapide, encore plus forte. Et si vous évitez à nouveau elle sera encore plus sensible la fois d’après.
C’est le mécanisme central qui maintient les crises d’angoisse dans la durée. Pas les crises elles-mêmes mais l’évitement qui les suit.
Ça prend des formes très diverses. Certaines sont évidentes : ne plus prendre l’autoroute, éviter les supermarchés aux heures de pointe, refuser les invitations. D’autres sont plus subtiles : partir toujours avec quelqu’un de « rassurant », avoir ses anxiolytiques dans le sac « au cas où », s’asseoir toujours près de la sortie. Ces stratégies soulagent sur le moment mais elles entretiennent exactement ce qu’elles cherchent à éviter.
Votre cerveau apprend que fuir = survivre. Aucun défaut de caractère là-dedans, c’est de la biologie. Quand on y pense, ce sont nos ancêtres les plus anxieux qui étaient les plus à même de survivre, mais le monde a changé, et change encore. Ce qui était utile hier nous complique la vie aujourd’hui. Et comme pour lui fuir = survivre, il va donc vous pousser à fuir de plus en plus. Et votre vie rétrécit doucement, sans que vous l’ayez vraiment décidé.
C’est là que les outils de gestion de crise atteignent leurs limites. Ils vous aident à traverser, mais ils ne modifient pas le mécanisme de fond.
S'attaquer à la vraie source
Les crises d’angoisse ne sont pas le problème (oui c’est un problème mais pas LE problème). Elles sont comme un signal que quelque chose, en dessous, est en surchauffe.
Ce qui maintient le mécanisme, c’est l’anxiété de fond, cette vigilance permanente, cette tendance du cerveau à rester en alerte même quand il n’y a rien. Les crises sont la manifestation la plus visible, la plus spectaculaire. Mais elles ne sont que la surface.
C’est pour ça que les techniques de gestion de crise ne suffisent pas seules. Elles sont utiles, voire même indispensables pour traverser les moments difficiles. Mais elles ne modifient pas le terrain.
Ce qui agit sur le terrain, c’est un travail sur les associations automatiques que votre cerveau a construites. Pourquoi certains contextes déclenchent l’alarme. Pourquoi certaines sensations physiques sont interprétées comme dangereuses. Pourquoi l’évitement s’est installé et comment le défaire progressivement.
L’hypnose, inspirée des TCC et de l’ACT (la thérapie d’acceptation et d’engagement), agit à ce niveau. En état hypnotique, le cerveau entre dans une fenêtre de plasticité où ces associations deviennent accessibles et modifiables. On peut travailler l’exposition par imagination (revivre des situations redoutées dans un cadre sécurisant, à votre rythme, progressivement, pour que votre cerveau accumule des expériences de « ça s’est bien passé »). On peut modifier la réponse émotionnelle associée à certaines sensations corporelles. Et progressivement, l’alarme devient moins sensible. Et si en chemin vous sentez qu’il y a d’autres choses à explorer, on peut aller les voir ensemble.
Ce n’est pas magique, et c’est sans doute mieux comme ça. Car quand vous comprenez ce qui se passe, que vous vous appropriez les mécanismes, et qu’au fil des séances vous apprenez à les utiliser vous-même, vous ne vous laissez plus avoir par le cercle vicieux de l’anxiété une fois sorti.
(Pour aller plus loin sur le mécanisme de l’anxiété de fond, cet article vous explique pourquoi votre système d’alarme s’est emballé.)
Vous voulez avancer ?
L’hypnose, c’est un outil fabuleux. Vraiment. Pas parce que ça fait des miracles pendant que vous dormez (d’ailleurs, même très relaxé·e, vous ne dormez pas vraiment). Mais parce que votre cerveau est capable de bien plus que ce que vous imaginez, et vous avez ça en vous. Mon travail, c’est de vous aider à y accéder, à votre rythme.
Licencie de psychologie, certifiée par la Mike Mandel Hypnosis Academy, inspirée des TCC et de l’ACT. Si vous voulez en savoir plus sur qui je suis et mon parcours, c’est par ici).
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Questions fréquentes sur
On ne stoppe pas une crise, on la traverse. Ce qui fonctionne : allonger l’expiration (inspirez 4 secondes, expirez 6 à 8), bouger si la respiration ne suffit pas, ancrer l’attention sur quelque chose de concret autour de vous. Il faut bien comprendre l’objectif qui est de ne pas amplifier la crise, et non pas de la bloquer. Elle passe d’elle-même, en général en 10 à 20 minutes, même si vous ne faites rien de parfait.
C’est exactement pour ça que les outils de cet article existent. La respiration à expiration prolongée, le mouvement, l’ancrage sensoriel 5-4-3-2-1, le relâchement musculaire : tous se pratiquent seul·e. L’avantage de s’entraîner au calme hors d’une crise : si une crise arrive, votre corps connaît déjà ces outils, vous n’avez pas à trop réfléchir (ce n’est pas le meilleur moment !).
Les plus fréquents : palpitations ou accélération du rythme cardiaque, sensation d’étouffement ou d’oppression thoracique, vertiges, fourmillements, transpiration, frissons ou bouffées de chaleur, nausées, sensation d’irréalité ou de détachement de soi, peur de mourir ou de devenir fou. Le DSM-5 définit l’attaque de panique par la présence d’au moins 4 de ces symptômes, avec un pic en quelques minutes. Désagréables, intenses, mais pas dangereux.
Parce que le déclencheur est souvent inconscient. Votre cerveau a associé certains contextes ou certaines sensations physiques à un danger et il réagit automatiquement, avant même que vous ayez eu le temps de penser quoi que ce soit. « Sans raison » veut souvent dire « sans raison consciente ». Le mécanisme, lui, est bien là.
Non. C’est physiologiquement impossible. Votre cœur fonctionne parfaitement, il travaille même en dessous de ses capacités maximales pendant une crise. La sensation de mort imminente est réelle et terrifiante, mais c’est une interprétation catastrophique de sensations physiques normales. Personne n’est jamais mort d’une crise d’angoisse.
Dans le langage courant, crise d’angoisse et attaque de panique sont utilisées de façon interchangeable. Cliniquement, c’est plus précis.
L’attaque de panique est définie par le DSM-5* comme un épisode soudain de peur ou d’inconfort intense, atteignant son pic en quelques minutes, avec au moins 4 symptômes physiques spécifiques parmi une liste de 13 : palpitations, souffle court, vertiges, sensation d’irréalité, peur de mourir, etc. La crise d’angoisse, elle, n’existe pas comme entité diagnostique officielle. C’est un terme descriptif désignant souvent des épisodes plus progressifs, moins brutaux.
Le trouble panique, c’est une autre étape. On parle de trouble panique quand les attaques sont récurrentes ET qu’elles s’accompagnent pendant au moins un mois d’une anxiété anticipatoire persistante (la peur d’en refaire une) ou de modifications comportementales pour les éviter. Environ 2 à 3 % de la population est concernée sur une période de 12 mois. Les femmes sont touchées environ deux fois plus souvent que les hommes.
Avoir des attaques de panique ne signifie pas automatiquement avoir un trouble panique. Si vous avez l’impression que les crises sont récurrentes, que vous organisez votre vie autour de la peur d’en refaire une, ou que vous évitez de plus en plus de situations, consultez un médecin ou un psychologue formé aux TCC. Un accompagnement en hypnose peut être complémentaire à ce suivi, mais ne s’y substitue pas.
S’il n’a a pas de trouble, un accompagnement en hypnose d’inspiration TCC comme je la pratique est une bonne alternative.
Les mêmes outils que pour une crise d’angoisse : expiration prolongée, mouvement, ancrage sensoriel. Et surtout ne pas fuir systématiquement l’endroit où la crise a commencé. Rester dans la zone, même en bougeant à l’intérieur, permet au cerveau d’apprendre que la situation n’est pas dangereuse. C’est ce qui fait que les crises deviennent progressivement moins fréquentes et moins intenses.
Parfois oui, si le facteur déclencheur disparaît et que l’évitement ne s’est pas trop installé. Mais quand les crises sont récurrentes et que l’évitement a commencé à modifier les comportements, elles ont tendance à s’entretenir d’elles-mêmes. Un accompagnement (thérapie cognitive et comportementale ou hypnose inspirée des TCC et de l’ACT notamment) agit directement sur le mécanisme de fond et réduit significativement la fréquence et l’intensité des crises.
* Le DSM-5 est le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, publié par l’Association américaine de psychiatrie. La CIM-11 est son équivalent européen, publié par l’OMS.
Sources scientifiques et références bibliographiques
Cet article s’appuie sur les recherches scientifiques et cliniques, voici les références des études mentionnées :
Barnhill, J. W. (2023). Attaque de panique et trouble panique. MSD Manuals. https://www.msdmanuals.com/fr/professional/troubles-psychiatriques/anxiété-et-troubles-liés-au-stress/attaque-de-panique-et-trouble-panique
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Kessler, R. C., Chiu, W. T., Jin, R., Ruscio, A. M., Shear, K., & Walters, E. E. (2006). The epidemiology of panic attacks, panic disorder, and agoraphobia in the National Comorbidity Survey Replication. Archives of General Psychiatry, 63(4), 415–424. https://doi.org/10.1001/archpsyc.63.4.415
Papola, D., Ostuzzi, G., Tedeschi, F., et al. (2022). Comparative efficacy and acceptability of psychotherapies for panic disorder with or without agoraphobia: Systematic review and network meta-analysis of randomised controlled trials. British Journal of Psychiatry, 221(3), 507–519. https://doi.org/10.1192/bjp.2021.148
Quagliato, L. A., Freire, R. C., & Nardi, A. E. (2018). Risks and benefits of medications for panic disorder: A comparison of SSRIs and benzodiazepines. Expert Opinion on Drug Safety, 17(3), 315–324. https://doi.org/10.1080/14740338.2018.1429403
Clark, D. M. (1986). A cognitive approach to panic. Behaviour Research and Therapy, 24(4), 461–470. https://doi.org/10.1016/0005-7967(86)90011-2